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J'ai un rêve. Être écrivain. 
Donc, j'écris. Beaucoup.
Des mots, des phrases, des paragraphes des textes.
Jusqu'à former un roman, un simulacre de roman. J'ose y croire, en fait. 
Même si je doute beaucoup. C'est difficile d'écrire, quelque part. Un roman, ce n'est pas un court texte. C'est long, ça s'étale sur des pages et des pages et il faut garder le bon cap. 
Ma boussole est un peu cabossée.
Mais je sais nager. Donc ça va, si je percute un récif je saurai m'en sortir.

Photo par moi.

J'écris une histoire d'amour en prose poétique. Enfin, j'essaie. Je ne fais pas de plan, les idées viennent comme ça, même que c'est un peu magique, des fois. Comment les mots s'arrangent tous seuls. La main invisible les saisit et les dispose pour que ça fasse joli. 
Je suis à quatre-vingt dix pages de traitement de texte. A chaque fois, je me dis que je n'ai jamais écrit autant de toute ma vie, et puis je me dis qu'un roman c'est long. Et donc qu'il faut encore écrire.
C'est que c'est un travail de longue haleine, l'écriture ! Un travail solitaire où parfois on se demande pourquoi on fait ça, qu'est-ce qui nous plait dans le fait de choisir des mots et de les disposer comme bon nous semble. On se demande quel est le but de tout ça. Et pourtant, on continue. A écrire. C'est un peu jouissif, d'écrire. Quand on a le mot juste, la phrase-soleil, le cerveau se met à clignoter de joie. 

Je regarde combien de mots j'ai écrit, j'essaie de ne pas me mettre de pression car c'est idiot, de s'en mettre. Mais parfois je suis idiote.

La prof arrive et dérive du couloir pour se retrouver devant la porte rouge.Clic clic fait la clé dans la serrure.Entrebaillement, et tous les élèves se précipitent une fois le portail ouvert en grand.Ils se précipitent dans le grand jardin de la salle de classe.
Ici poussent quelques chaises branlantes,  là des tables gribouillées. Un champ d’affiches parsème un mur. Quant à l’étang, il a pris la forme d’un grand tableau noir. Le velleda paraît ennemi, dans ces lieux.

Elle le voit pour la première fois dans les marais derrière le couvent.

N’empêche que Sonia pense jusque tard le soir au garçon à la peau couleur de miel.Et le lendemain.Et après.Elle y pense toujours quatre jours après. Après.

Souvent, je me dis que ce que je fais est vain. Que ça n'a aucune valeur, que personne n'aimera. Puis je réfléchis et ajoute que si je n'essaie pas, c'est sûr que je ne réussirait pas. Donc je continue d'essayer.

Pour l’instant, le temps se passe dans les brumes de souvenirs, mais Sonia sait que bientôt, les minutes s’éterniseront dans l’attente du vendredi. Trois jours. Elle est surprise par son être qu’elle ne contrôle plus, ses réactions l’étonnent, elle n’a jamais été amoureuse et pourtant elle a hâte de voir un garçon, tout part en vrille et rien ne va plus, c’est la fin d’une époque et le début des débuts.

Sonia n’entend pas la voix de celui qui crie, ses oreilles bourdonnent et si elle avait entendu la voix, elle se serait rendue compte que c’était celle d’Ari. Ari que trois personnes viennent de saisir par les aisselles et traînent tant bien que mal loin du blond qui roule péniblement sur le côté. Un filet de sang coule de son nez et tache le sol. Sang rouge. Voile rouge. Lune rouge. Sang rouge. Rouge de la vie, rouge du sang, le sang est partout et le rouge rougit. La peau. Les larmes. Le ciel. Les armes.


Voilà. Vous avez quelques aperçus. Vous avez peut-être lu, vous n'avez peut-être pas lu. Je voudrais vous poser une question : vous aimez ça, vous ? Ecrire, je veux dire.
prose poétique

Le ciel change tout le temps. Il s'arrange avec nos humeurs, bouge avec le vent et se rebelle lorsque vient l'orage, même que ça met du gris sombre du noir et du blanc dans le firmament. J'aime le ciel, j'aime regarder le ciel, j'aime regarder le ciel quand il s'agite sous mon nez.


Vous aimez le miel ? Moi j'aime. Beaucoup.
J'aime sentir l'odeur de cire, l'odeur sucrée reconnaissable entre mille et pourtant à chaque fois différente. Ça fleure, m'émoustille, c'est le miel, il pétille. D'aubépine, de châtaigner ou de lavande, peu importe, même que le meilleur c'est celui des arbres en fleurs, en mélange aléatoire à boire à sucer sur la cuillère à manger. C'est bon, le miel.

Aujourd'hui, j'en ai croqué. Pour la première fois de ma vie, j'ai complètement refermé mes dents sur le morceau doré. Il était dur, cristallisé, d'une belle couleur qui donnait faim au corps et à la tête, oui le miel c'est du sucre mais qu'importe, c'est un peu sacré, ça ne fait pas de mal.

Croquer du miel est une expérience étrange, c'est comme si on collait nos incisives dans un carré inégal et collant, mais résistant, mais aussi collant, enfin, collant, c'est déroutant et appréciable. Oui, j'ai apprécié croquer ce miel, le miel après tout c'est la vie, comment ça vous ne me croyez pas, et puisque je vous dis que le miel c'est la vie !

Quoi qu'il ne tient qu'à moi de croire cela, aussi je vais retourner à l'appréciation du nectar des abeilles, insectes bienfaisants, et me plaire à observer la robe ambrée et sucrée. Les abeilles sont fantastiques, vous ne trouvez pas ?

Et puis je me dis, est-ce vraiment utile d'écrire sur le croquement-craqué du miel ? Sûrement pas mais tant pis, les mots servent un peu à cela, à sublimer les instants et raviver le présent, oui les mots sont sans nul doute un beau cadeau de la Terre et de l'univers.

Croquer du miel, mont des merveilles, les arbres brillent et le ciel, le ciel scintille.

Vous aimez le miel ? Moi j'aime. Beaucoup.
Mais ça je l'ai déjà dit...
Je n'ai jamais vu Hunger Games même si j'ai dévoré la saga. Je n'ai jamais vu Hunger Games hormis le début du troisième film. Un passage m'a marquée, je le décris dans ce poème.
J'ai écrit en écoutant la chanson, qui est pleine d'émotions.

Source : Pinterest/Sunrise over Sea

Ces forteresses, elles sont presque inaccessibles. Seuls d'étroits sentiers caillouteux, raides et dangereux, permettent d'y arriver.

Ces forteresses, elles sont courageuses. Ni la neige ni les vents furieux ne les font trembler, et elles restent dressées, hautes et fières sur les pics acérés. Fidèles gardiennes de secrets oubliés.
Le ciel a la couleur du feu
Mais une fée y a ajouté quelques gouttes de rosée
Parsemant de bleu
La voûte enflammée.

Cela ne dure que quelques instants
Il faut être là
Quand le firmament
Brille de tout son éclat.

Trois secondes on détourne le regard
Ça y est, elle a disparu
Le regard hagard
On cherche la couleur dans le ciel, mais elle n'y est plus.


ralentir et contempler
crédit : Pinterest
Matinée d'hiver

Le parc a disparu
Caché par une épaisse brume blanche
Les oiseaux se sont tus
Perchés silencieusement sur les branches.

poème pluie

Sur une feuille brille
Une goutte nacrée
Tandis que l'écureuil
Court dans le pommier.

J'ai écrit ce poème le même jour que Château Son-ptueux. Son titre était à l'origine Le jardin de l'été descendant, mais j'ai rajouté Prélude à l'automne car on a changé de saison. Je l'ai écrit en été, un été descendant...

via oiseaux.net

Des poèmes courts en vrac.
⌥⌥⌥
Grand corbeau noir en vol
Source : Pinterest

Un matin agréable, voilà ce que c'est. Un matin cotonneux, légèrement gris. Plaisant.
Rester dans le lit jusqu'à neuf heures, se réveiller tout doucement. Entendre un cri gallinacéen. Se retourner, replonger dans la brume des songes. Puis ouvrir tout à fait les yeux, repousser la couette sous laquelle on se sent si bien, et le plaid gris, et le plaid rouge, et le doudou. Marcher trois pas jusqu'à la fenêtre, ouvrir le volet et se pencher dehors.
Respirer l'air matinal. Observer les poules en bas.


romarin Rosmarinus officinalis
Romarin dans mon jardin

Embrasse la pluie. Ça sonne bien je trouve.
Ou kiss the rain.

kiss the rain


Il y a quelques jours, j'étais dans un parc... et ce parc m'a beaucoup inspirée pour des poèmes (comme Arbres). Un autre, sur un château son-ptueux (je sais, ce mot ne s'écrit pas comme ça !)...

C'est de ce château dont il est question. Pas un grand, mais bon... Je le trouve très beau.

❈❈❈
Un poème écrit sous les arbres pour aujourd'hui :)

Forêt d'arbres pin


Arbres
Les arbres murmurent
Et sous la voûte émeraude parsemée de notes dorées
Un bruissement s'élève.

Deux petits poèmes...

Lavande
En méditerranée, un arbuste.
De jolies fleurs qui portent son nom.

J''ai hésité à y aller. Mais je me suis dit que je découvrirai peut-être quelque chose d'intéressant là-bas.
J'ai bien fait de venir.

pain traditionnel france france

 

Je reviens vers vous après quelques jours d'absence pour cause de déménagement (voir cet article). Ça y est, je suis partie, et arrivée pour une nouvelle ville (et vie). Donc je ne serais peut-être pas aussi présente que d'habitude sur le blog pendant quelques temps, je préfère vous prévenir, pour cause de vacances, et aménagement, et de peu de Wifi (rien que ça !). Mais rassurez-vous, je pense mettre en ligne au moins un article par semaine. Si ce n'est plus :)
Et j'essaie d'aller voir vos petits et grands blogs, même si, toujours à cause du Wifi, je peux moins (bientôt la fibre sera installée !).


J'ai eu envie d'écrire de petites phrases poétiques, associées à un état du ciel la nuit. Laquelle préférez-vous ? ;)



Le soleil
Caresse sa peau satinée
Et les abeilles
Virevoltent près de sa chevelure dorée.