Je viens de finir Mercure d'Amélie Nothomb. Vous savez peut-être combien j'aime cette auteur si vous avez lu ma chronique sur Robert des Noms Propres, et j'ai envie de vous parler de Mercure (même si j'ai lu d'autres livres de la belge entretemps).


mercure amelie nothomb


Je blogue anonymement, je pense que vous vous en êtes rendus compte. Que-ce que ça signifie exactement ? Eh bien c'est tout simple : vous ne connaissez pas mon vrai nom, mon adresse, et vous n'avez jamais vu ma tête en photo, aka je pourrais être n'importe qui. Mais...

pourquoi je blogue anonymement

Bonjour ! Comment allez-vous ?
aventine agnès obel

Aujourd'hui, un Point Musique (vous pouvez retrouver le premier sur Lana del Rey ici) pour vous parler des mélodies d'Agnès Obel. Vous connaissez peut-être sa chanson la plus connue, Riverside.
J'appelle intérieurement cette chanteuse danoise "L'Enchanteresse", car ses mélodies sont magnifiques... Pures, délicates, magiques et légèrement mélancoliques, c'est un plaisir pour les oreilles. J'écoute souvent Aventine, son deuxième album, le soir en lisant dans mon lit.

J'ai écrit ce poème le même jour que Château Son-ptueux. Son titre était à l'origine Le jardin de l'été descendant, mais j'ai rajouté Prélude à l'automne car on a changé de saison. Je l'ai écrit en été, un été descendant...

via oiseaux.net

Je ne sais pas trop de quoi j'ai envie de vous parler aujourd'hui... Alors c'est parti pour des mots en vrac (et des articles de blog). Sans but, sans ordre, brut.
 
Livres anciens

Envie de publier un article green aujourd'hui, en cette journée au soleil légèrement voilé... Ce matin, j'ai assisté à un cours à la fac d'histoire, organisé par les lycées de ma ville. Ça parlait de la vision de la lecture au XVIème siècle, du style de livres lus et de l'émergence de nouveaux lecteurs, recherchant notamment une lecture plus plaisir.

Enfin tout cela ne rentre pas dans le sujet de l'article du jour : l'oriculi.

Oriculi test et avis je suis entrée dans la secte de l'oriculi
Nous nous intéresserons à la chose à droite de l'image

Au Bonheur des Dames... Rien qu'en empruntant le livre, je me disais que je courais droit au suicide. Et curieusement, j'ai adoré ce onzième volume de la série des Rougon-Macquart de Zola.

au bonheur des dames emile zola


Un monde est décrit en détail. Et quand on prend le temps c'est très plaisant de s'imaginer tous les tissus, ces amoncellements d'étoffes, du blanc, de la moire, de la soie Paris-Bonheur, des cravates, des chaussettes, de la laine, des draps, que Zola décrit avec tant de passion. Je remercie l'éditeur pour ses notes en bas de page, sinon je crois que je n'aurai pas compris le nom de la moitié des tissus dont il est question^^.

Le livre a été écrit en 1883 et est très réaliste ; j'ai trouvé ça hyper intéressant de plonger dans le quotidien des gens à une autre époque, dans un Paris différent. Ce n'est pas si lointain, quand on y pense, mais on réalise les écarts de "type de vie".

Le Bonheur des Dames est, gent damoiseau et gente damoiselle, un grand magasin. Fictif, mais inspiré par le Bon Marché, un des premiers grands magasins à Paris fondé vers 1840. A l'époque, le concept était totalement nouveau. Un magasin, avec tous les produits dont pouvait rêver une femme de la bourgeoisie au XIXème siècle à un prix bas, personne n'y croyait. Ça a pourtant été lancé, et avec succès dans le livre. (Je rappelle que la population qui fréquentait ces grands magasins était plutôt aisée, ce n'est que bien plus tard que les classes moyennes et ouvrières ont eu accès à ce type de structure).

au bonheur des dames zola

Revenons à l'histoire : Octave Mouret, grand innovateur, créé un magasin, un temple destiné à la femme. Il veut posséder la femme à l'intérieur du Bonheur des Dames, la contrôler, qu'elle soit prise de crises dépensières devant tant de splendeurs. Il veut la prendre au piège. Il va alors proposer des prix excessivement bas, mais vite rentabilisés, car les clientes abandonnent les petits magasins du quartier (près de la place Gaillon) spécialisés dans une seule chose (les chapeaux, les cannes, ...) pour venir chez lui. Il met en place des stratégies commerciales qu'on retrouve maintenant avec l'étude des trajets des consommateurs dans les supermarchés, par exemple (non, les produits ne sont pas disposés au hasard !), installe des ascenseurs, agrandit, propose des rafraîchissements gratuits, etc. Tout ça pour attirer le client (plutôt la cliente en l’occurrence).

au bonheur des dames emile zola
L'intérieur du Bonheur des Dames
En parallèle, on suit Denise Baudu, jeune normande fraîchement arrivée à Paris. On voit ses débuts (difficiles) en tant que vendeuse au Bonheur des Dames, puis elle prend de l'importance. J'ai adoré le personnages de Denise, c'est quelqu'un de bien. Elle est timide et juste, simple et droite, et très patiente. Bien différente des clientes parfois odieuses du magasin, surtout lorsque des intérêts s'en mêlent...

Et il y a le combat acharné du petit commerce contre ce monstre qui leur prend leur clientèle, attirée à coup de prix bas et de super promotions, avec notamment un article phare, la soie Paris-Bonheur. Mouret ruine la concurrence. Le Bonheur des Dames est souvent comparé à un monstre, comme l'alambic dans L'Assommoir ou la machine à vapeur dans La Bête Humaine.

au bonheur des dames emile zola
Le blanc
La fin m'a beaucoup plu, elle est très belle.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce roman. Quand je lisais je prenais mon temps, et quelque part c'est agréable.


Connaissez-vous Au Bonheur des Dames ? Qu'en pensez-vous ? Est-ce que le XIXème siècle en France vous intéresse ?
Et, grande question : Balzac ou Zola ? :D


(moi : Zola, Zola et toujours Zolaaaaa ! Je dé-teste Balzac) (Bon, peut-être que mon opinion changera un jour, mais par pitiééééé, arrêtez les phrases longues d'une paaage !)

A bientôt !
Nymeria